VivaTech 2026 : TeeKy, le boîtier gersois de l’autoconsommation collective, remarqué parmi 15 000 exposants

VivaTech 2026 : TeeKy, le boîtier gersois de l’autoconsommation collective, remarqué parmi 15 000 exposants

Actualités

VivaTech 2026 : TeeKy, le boîtier gersois de l’autoconsommation collective, remarqué parmi 15 000 exposants

15 000 exposants à VivaTech, 500 start-up retenues sous le label Tech for Change, et un boîtier conçu dans le Gers classé par Wink IoT parmi les innovations marquantes du salon, aux côtés de solutions de Samsung. TeeKy n’embarque pourtant aucune intelligence artificielle.

Raphaël Cervan

25 Juillet 2026

Raphaël Cervan présente le boîtier TeeKy de Sunbiose au salon VivaTech 2026 à Paris

15 000 exposants à VivaTech, 500 start-up retenues sous le label Tech for Change, et un boîtier conçu dans le Gers classé par Wink IoT parmi les innovations marquantes du salon, aux côtés de solutions de Samsung. Ce boîtier d’autoconsommation collective, TeeKy, n’embarque pourtant aucune intelligence artificielle.

Remarqué à Paris sans faire d’IA

Sunbiose figurait parmi les 34 entreprises sélectionnées par AD’OCC, l’agence de développement économique de la Région Occitanie, pour représenter le territoire à VivaTech à la mi-juin. Seule société gersoise présente au salon.

Deux reconnaissances y sont venues se cumuler. Le label Tech for Change d’abord, qui distingue 500 start-up parmi les 15 000 exposantes sur leur impact. Le média spécialisé Wink IoT ensuite, qui a classé TeeKy parmi les innovations marquantes de l’édition, dans une liste où figuraient des solutions de grands groupes.

« J’avoue avoir été surpris. Non pas parce que je doute de ce que le pilotage en temps réel apporte à l’autoconsommation collective, bien au contraire. Mais se faire remarquer sur un salon de cette dimension, sur une édition où l’on ne parlait que d’IA alors que nous n’en faisons pas, ça ne va pas de soi. »

— Raphaël Cervan, fondateur de Sunbiose

Ce que le temps réel change pour un participant

TeeKy s’installe sur le compteur Linky de chaque participant d’une boucle et remonte les données de production et de consommation toutes les 30 secondes. Ce chiffre ne sert pas à répartir l’énergie plus vite : la répartition se calcule après coup, à partir des index Enedis au pas de 15 minutes, selon la clé définie par la personne morale organisatrice.

Ce que les 30 secondes changent, c’est ce que les participants peuvent faire pendant le mois, avant que la facture n’existe.

À Montigny-en-Arrouaise, dans l’Aisne, un agent municipal consulte l’application avant de brancher la borne de recharge publique. Une responsable de crèche choisit son moment pour lancer le chauffage. Un enseignant projette les données de son école en classe. La communauté consomme localement 68 % de ce qu’elle produit, et le seul changement de comportement des participants a généré 11 % d’économies supplémentaires.

Ce n’est pas de la donnée pour la donnée. C’est du pouvoir d’agir rendu à celui qui paie la facture.

Prochain déploiement : Gondrin

Le prochain déploiement du boîtier est prévu à Gondrin, dans le Gers, où la commune prépare l’intégration de ses habitants dans la boucle. Le projet est un démonstrateur France 2030 soutenu par la Région Occitanie, et il intègre un cabinet médical auquel la commune vend une électricité locale à prix réduit, dans un territoire en tension sur l’offre de soins.

D’autres opérations d’autoconsommation collective émergent dans le département, à Nogaro, Sansan, Vic-Fezensac, Eauze, Valence-sur-Baïse et Plaisance.

Questions fréquentes sur le boîtier TeeKy

Qu’est-ce que le boîtier TeeKy ?

Un boîtier communicant breveté, certifié Linky Ready, conçu par Sunbiose et fabriqué à Montpellier. Installé sur le compteur, il affiche dans l’application l’énergie disponible dans la communauté à chaque instant, ce qui permet à chaque participant d’ajuster sa consommation à la production locale. Il pilote aussi à distance certains équipements (borne de recharge, ballon d’eau chaude, batterie). Techniquement, il s’alimente par le compteur et remonte les mesures toutes les 30 secondes en NB-IoT/LTE-M, sans Wi-Fi ni configuration.

Faut-il modifier son installation électrique pour rejoindre une boucle ?

Non. Un compteur communicant Linky, un contrat de fourniture d’électricité et l’adhésion à la communauté suffisent. L’adhésion à la personne morale organisatrice est gratuite pour les participants.

Le temps réel modifie-t-il la répartition de l’énergie entre participants ?

Non. La répartition suit la clé définie par la PMO et s’applique sur les index Enedis au pas de 15 minutes. Le temps réel agit en amont, sur les décisions de consommation.

Pour aller plus loin

Pour comprendre ce que Sunbiose cherche à construire avec ces boucles locales, lisez le Manifeste Sunbiose.

Les derniers articles :

À VivaTech, Sunbiose défend la souveraineté énergétique des territoires

À VivaTech, Sunbiose défend la souveraineté énergétique des territoires

Actualités

À VivaTech, Sunbiose défend la souveraineté énergétique des territoires

À VivaTech, Sunbiose est venue défendre une conviction simple : un territoire peut produire et partager sa propre énergie, à condition qu’on lui retire la complexité qui l’en empêche.

Raphaël Cervan

20 Juin 2026

Stand Sunbiose au salon VivaTech, démonstration du modèle d'autoconsommation collective pour les territoires

À VivaTech, Sunbiose est venue porter une question que se posent de plus en plus de communes : pourquoi un territoire qui veut produire et partager son énergie locale se heurte-t-il systématiquement à un mur ? Le toit est là, le soleil aussi. Ce qui bloque est ailleurs.

Pourquoi les territoires peinent à produire leur propre énergie

La volonté existe. Les maires veulent réduire les factures publiques, sécuriser leurs équipements et garder la valeur sur leur territoire. Mais entre cette volonté et une centrale solaire partagée, trois obstacles se dressent.

Le premier est juridique. Une opération d’autoconsommation collective repose sur plus de vingt documents contractuels pour un petit projet, et sur une personne morale organisatrice (PMO) à constituer et à animer. Le deuxième est organisationnel : un projet mobilise en continu une dizaine d’acteurs différents, de la commune à Enedis en passant par les installateurs, les producteurs et les consommateurs. Le troisième est financier : aucun produit bancaire structuré n’existait pour ce type d’opération, ce qui laissait les communes face à un investissement qu’elles ne pouvaient ni porter ni garantir.

C’est exactement le constat que Sunbiose est venue défendre sur le salon.

« La volonté d’agir, les communes l’ont déjà. Ce qui leur manque, ce n’est ni le toit ni le soleil, c’est un acteur qui porte la complexité juridique, organisationnelle et financière à leur place. »

— Raphaël Cervan, fondateur de Sunbiose

Un modèle clé en main pour reprendre la main sur son énergie

Sunbiose conçoit, finance et opère ces projets à la place de la collectivité, sur bâti existant, sans investissement de sa part. Le cadre juridique est modulaire et s’adapte à la configuration du territoire. La gestion est automatisée, de l’identification des participants à la facturation. Le pilotage se fait en temps réel, ce qui donne à chaque membre de la communauté la capacité d’adapter sa consommation à l’énergie réellement disponible. Et le montage est pensé pour être finançable dès la conception, grâce à des sociétés de projet adossées à une contrepartie publique.

Ce n’est pas une promesse de salon. À Montigny-en-Arrouaise, dans l’Aisne, une communauté d’environ 50 participants partage une énergie solaire pilotée à 100 % en temps réel, avec 68 % de la production consommée localement et près de 10 000 euros de bénéfices par an pour le territoire.

Reste à savoir si votre commune est concernée. Le potentiel de toitures compatibles en France dépasse 3 800 km², et 84 % du marché de l’autoconsommation collective se situe en zone rurale et périurbaine. Pour comprendre dans le détail comment fonctionne cette approche intégrée, de l’étude à l’exploitation, nous l’expliquons sur notre page dédiée à la solution clé en main d’autoconsommation collective, et nous détaillons les avantages du modèle pour les collectivités.

VivaTech aura été l’occasion de le redire à des centaines de visiteurs : produire et consommer son énergie localement n’est plus une question de technologie, mais d’organisation. L’électron est le moyen, pas la fin.

Les derniers articles :