Autoconsommation collective : ce que change le décret du 30 juin 2026, selon votre situation

Autoconsommation collective : ce que change le décret du 30 juin 2026, selon votre situation

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Autoconsommation collective : ce que change le décret du 30 juin 2026, selon votre situation

Un décret publié au Journal officiel le 30 juin 2026 modifie le partage de la production entre les participants d’une opération d’autoconsommation collective. Ce qui s’applique dépend notamment de la date de signature de la convention avec Enedis.

Raphaël Cervan

01 Juillet 2026

Panneaux solaires sur toiture et compteur Linky illustrant la répartition de l'énergie en autoconsommation collective

En deux mots

Un décret (n° 2026-561) a été publié au Journal officiel le 30 juin 2026. Il modifie la façon dont la production est partagée entre les participants d’une opération d’autoconsommation collective (ACC). Ce document décrit ce que le texte change, et ce qui s’applique selon la situation de chaque opération, en fonction notamment de la date de signature de sa convention avec Enedis.

Ce que le décret encadre

Jusqu’ici, des clés de répartition dites « dynamiques » pouvaient être calculées après coup. Il était possible d’ajuster la part d’électricité comptée comme autoconsommée en fonction des prix de marché, puis de recalculer les clés une fois les résultats connus. Le décret met fin à cette possibilité. Selon son exposé, il poursuit deux objectifs : instaurer un principe de maximisation de l’autoconsommation, et supprimer la faculté de modifier après coup la répartition de l’énergie, à la fois entre la part autoconsommée et la part vendue à l’extérieur, et entre les consommateurs participants.

Ce que le décret change, concrètement

Le décret repose sur deux mécanismes.

Premier mécanisme : la maximisation de l’autoconsommation. À chaque pas de mesure, l’opération autoconsomme le minimum entre ce qu’elle produit et ce qu’elle consomme. Tant qu’un participant consomme, la production lui est affectée plutôt que vendue à l’extérieur. Le partage entre énergie autoconsommée et énergie vendue hors de l’opération cesse d’être un choix de la PMO.

La portée de ce principe diffère selon la clé utilisée. Une opération sur clé par défaut (répartition au prorata de la consommation) écoule déjà toute la production disponible jusqu’à la consommation totale : elle satisfait déjà ce principe. Une clé statique (coefficients fixes), en revanche, peut laisser de la production inutilisée lorsqu’un consommateur reçoit plus que sa consommation, l’excédent étant alors perdu pour l’opération même si un autre consommateur avait encore de la consommation à couvrir. La maximisation ajoute une étape qui récupère ce résiduel et le redistribue vers les consommateurs ayant encore de la consommation. Elle a donc un effet sur les clés statiques, et sur les clés dynamiques qui sous-affectaient volontairement la production, mais pas sur la clé par défaut.

Second mécanisme : la déclaration des clés à l’avance. Les clés de répartition doivent être communiquées à Enedis avant la livraison de l’électricité et avant la fermeture du marché du lendemain, et non plus après. Le partage ne peut donc plus être ajusté une fois les résultats connus.

Un point lié : auparavant, on pouvait transmettre à Enedis une « méthode de calcul » dont les clés se déduisaient, plutôt que les clés elles-mêmes. Le décret supprime cette option. On indique désormais les clés.

Deux outils complémentaires apparaissent. L’ordre de priorité permet de définir plus finement qui reçoit la production en premier parmi les participants ; le décret lui donne une base réglementaire, mais sa disponibilité dépend d’Enedis et n’est pas garantie (voir plus loin). La part fixe, détaillée juste après, permet de retirer durablement une fraction de la production d’un producteur de l’opération.

La part fixe

La part fixe est une fraction de la production d’une installation, exprimée par un coefficient entre 0 et 1, retirée de l’opération en amont du partage. Par défaut elle vaut zéro : toute la production va à l’opération. Si un producteur fixe une part fixe de 0,3, alors 30 % de sa production sont retirés de l’opération, par exemple pour une vente séparée à un tiers ou sur le marché, et 70 % alimentent l’opération.

Sa caractéristique principale est la durée d’engagement. Une fois fixée, la part fixe ne peut être modifiée qu’au bout de deux ans : toute évolution ne prend effet qu’après ce délai. Elle ne peut donc pas être ajustée d’un pas de mesure à l’autre, ni d’un mois à l’autre. Elle est par ailleurs constante sur chaque pas de mesure.

Pour les opérations futures, la part fixe peut être inscrite dans la convention dès l’entrée en vigueur du décret, mais elle ne produit son effet dans le partage qu’à compter du 1er juillet 2027, en même temps que le principe de maximisation.

Le rôle d’Enedis et la phase de transition

Le décret pose des principes, mais en renvoie les modalités concrètes (les délais et la façon de déclarer les clés) à la documentation technique de référence d’Enedis. Or cette documentation n’est pas encore adaptée, et les systèmes d’information d’Enedis ne savent aujourd’hui traiter que la transmission des clés dynamiques après coup, précisément ce que le décret entend supprimer. Enedis organisera une consultation des acteurs concernés, dite CURDE, pour décliner le décret et fixer notamment le nouveau délai de déclaration des clés.

Dans l’attente de cette consultation et de l’adaptation de ses systèmes, Enedis a annoncé, par une communication du 30 juin 2026, des mesures transitoires. C’est de là, et non du décret lui-même, que vient la bascule du 1er juillet 2026 :

  • les opérations dont la convention n’est pas signée avant le 1er juillet 2026 ne peuvent pas opter pour des clés dynamiques ; seules les clés statiques et par défaut sont disponibles ;
  • les opérations existantes ayant opté pour des clés statiques ou par défaut avant cette date ne peuvent pas basculer vers des clés dynamiques.

Il faut donc distinguer deux calendriers. D’un côté, le décret fixe l’entrée en vigueur de la maximisation au 1er juillet 2027, et l’obligation de déclaration à l’avance pour les contrats postérieurs à cette même date. De l’autre, Enedis gèle dès le 1er juillet 2026 l’accès aux clés dynamiques pour les nouvelles opérations, le temps que son cadre opérationnel se mette à jour. C’est ce gel transitoire qui explique pourquoi la date de signature de la convention devient le critère déterminant, et pourquoi le 30 juin 2026 constitue une borne.

Les scénarios

Le critère qui détermine le régime applicable est la date de signature de la convention de l’opération avec Enedis. Deux dates structurent les situations : le 30 juin 2026 et le 1er juillet 2027.

Scénario 1 : opération dont la convention est signée au plus tard le 30 juin 2026

L’opération conserve son fonctionnement, sans obligation de changer de clés. Si elle utilise des clés dynamiques, elle les garde ; si elle utilise des clés statiques ou par défaut, elle les garde aussi, mais ne peut pas basculer vers des clés dynamiques pendant la période de transition.

Tant qu’Enedis n’a pas adapté ses systèmes, une opération qui dispose déjà de clés dynamiques peut continuer à transmettre ses clés après coup, puisque la restriction d’Enedis ne vise que les nouvelles opérations. Cette continuité a deux limites. D’abord, à compter du 1er juillet 2027, la maximisation s’applique à toutes les opérations, anciennes comprises, et supprime la possibilité de retenir de l’autoconsommation pour vendre au marché : cette échéance est ferme. Ensuite, l’ajustement fin entre consommateurs après coup n’est pas fermé par le décret pour ces contrats anciens, mais il pourra l’être plus tard, quand Enedis imposera la déclaration à l’avance à l’ensemble des opérations, à une date qui dépendra de la consultation CURDE.

Si l’opération réunit plusieurs producteurs, un point particulier s’applique. Lorsque la production d’un producteur dépasse ce que ses consommateurs absorbent, le surplus est redistribué vers les autres consommateurs de l’opération. Pour les contrats antérieurs au 1er juillet 2027, cette redistribution respecte l’absence d’accord entre un producteur et un consommateur : la production d’un producteur n’est pas poussée vers un consommateur avec lequel il n’a aucun lien contractuel.

À noter : refondre la convention après le 1er juillet 2027 fait basculer l’opération dans le régime décrit au scénario 3.

Scénario 2 : convention signée entre le 1er juillet 2026 et le 1er juillet 2027

Pendant la période de transition, Enedis traite l’opération comme nouvelle : elle ne peut pas opter pour des clés dynamiques. Seules les clés statiques et par défaut sont disponibles. Une opération qui ne prévoyait pas de clés dynamiques fonctionne donc comme prévu ; une opération qui en aurait eu l’usage ne peut pas y accéder tant qu’Enedis n’a pas adapté ses systèmes.

La part fixe peut être définie dès la signature de la convention. Et comme le contrat est conclu avant le 1er juillet 2027, l’opération conserve, si elle réunit plusieurs producteurs, le respect de l’absence d’accord entre un producteur et un consommateur lors de la redistribution du surplus, c’est-à-dire le mécanisme décrit au scénario 1.

Le principe de maximisation s’appliquera à ces opérations au 1er juillet 2027.

Scénario 3 : convention signée à partir du 1er juillet 2027

C’est le régime complet.

Les clés disponibles dépendront des règles d’Enedis mises à jour après la consultation à venir. Le retour des clés dynamiques est possible, mais uniquement en mode déclaration à l’avance. L’ouverture de l’ordre de priorité est possible, sans garantie (voir la section suivante).

Deux règles s’appliquent : la déclaration des clés à l’avance est obligatoire (coefficients ou ordre de priorité communiqués avant la fermeture du marché du lendemain), et la maximisation est en vigueur. La part fixe est pleinement opérante, en définition comme en déduction.

La disposition particulière des opérations à plusieurs producteurs ne s’applique plus : le contrat étant postérieur au 1er juillet 2027, le respect de l’absence d’accord entre un producteur et un consommateur n’est plus prévu. Le surplus d’un producteur est redistribué vers tout consommateur ayant encore de la consommation, même sans lien contractuel entre eux. Le seul moyen de retirer durablement de la production de l’opération devient alors la part fixe, qui s’applique à l’ensemble de la production d’une installation, et non à un couple producteur-consommateur précis.

L’ouverture à des tiers

Si une opération est ouverte à de nouveaux participants (entreprises, bailleurs, particuliers), la production est partagée vers ceux qui consomment, selon les règles décrites ci-dessus. La date de signature de la convention correspondante détermine le régime applicable : une ouverture par une convention signée après le 1er juillet 2027 relève du régime complet, sans le respect de l’absence d’accord entre un producteur et un consommateur décrit aux scénarios 1 et 2.

Le point encore ouvert : l’ordre de priorité

Le décret crée la possibilité d’un ordre de priorité, c’est-à-dire d’une allocation fine de la production entre participants, sans la garantir. Sa mise en œuvre suppose deux conditions tenant à Enedis : qu’Enedis choisisse de l’inscrire dans sa documentation technique de référence, et qu’il produise au préalable une analyse coûts-bénéfices communiquée au ministre chargé de l’énergie et à la Commission de régulation de l’énergie.

Le texte précise que cette analyse est « communiquée », et non « approuvée » : il ne s’agit pas d’une autorisation du ministre ou de la CRE, et le décret n’impose pas à Enedis de conclure favorablement ni de mener cette analyse dans un délai donné. La disponibilité de l’allocation fine entre participants, et son calendrier, relèveront donc de la consultation à venir, et non du décret.

En un coup d’œil

  • Convention signée au plus tard le 30 juin 2026 : conservation du fonctionnement existant ; les clés dynamiques existantes peuvent encore être transmises après coup à titre transitoire ; maximisation au 1er juillet 2027 ; respect de l’absence d’accord producteur-consommateur conservé si contrat antérieur au 1er juillet 2027.
  • Convention signée entre mi-2026 et mi-2027 : clés statiques et par défaut uniquement, pas de clés dynamiques ; respect de l’absence d’accord producteur-consommateur conservé ; maximisation au 1er juillet 2027.
  • Convention signée à partir du 1er juillet 2027 : déclaration des clés à l’avance obligatoire ; respect de l’absence d’accord producteur-consommateur non applicable ; clés dynamiques et ordre de priorité possibles mais non garantis.
  • Part fixe : fraction de production retirée de l’opération, modifiable seulement tous les deux ans.
  • À suivre : la consultation d’Enedis (CURDE), qui fixera les modalités opérationnelles et l’éventuelle disponibilité de l’ordre de priorité.

Note de prudence

Les modalités opérationnelles précises (délais exacts de déclaration, disponibilité de l’allocation fine, conditions du respect de l’absence d’accord producteur-consommateur) sont renvoyées à la documentation technique d’Enedis, qui sera révisée après la consultation. Ce document décrit le cadre tel qu’il se lit au 30 juin 2026.

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À VivaTech, Sunbiose est venue défendre une conviction simple : un territoire peut produire et partager sa propre énergie, à condition qu’on lui retire la complexité qui l’en empêche.

Raphaël Cervan

20 Juin 2026

Stand Sunbiose au salon VivaTech, démonstration du modèle d'autoconsommation collective pour les territoires

À VivaTech, Sunbiose est venue porter une question que se posent de plus en plus de communes : pourquoi un territoire qui veut produire et partager son énergie locale se heurte-t-il systématiquement à un mur ? Le toit est là, le soleil aussi. Ce qui bloque est ailleurs.

Pourquoi les territoires peinent à produire leur propre énergie

La volonté existe. Les maires veulent réduire les factures publiques, sécuriser leurs équipements et garder la valeur sur leur territoire. Mais entre cette volonté et une centrale solaire partagée, trois obstacles se dressent.

Le premier est juridique. Une opération d’autoconsommation collective repose sur plus de vingt documents contractuels pour un petit projet, et sur une personne morale organisatrice (PMO) à constituer et à animer. Le deuxième est organisationnel : un projet mobilise en continu une dizaine d’acteurs différents, de la commune à Enedis en passant par les installateurs, les producteurs et les consommateurs. Le troisième est financier : aucun produit bancaire structuré n’existait pour ce type d’opération, ce qui laissait les communes face à un investissement qu’elles ne pouvaient ni porter ni garantir.

C’est exactement le constat que Sunbiose est venue défendre sur le salon.

« La volonté d’agir, les communes l’ont déjà. Ce qui leur manque, ce n’est ni le toit ni le soleil, c’est un acteur qui porte la complexité juridique, organisationnelle et financière à leur place. »

— Raphaël Cervan, fondateur de Sunbiose

Un modèle clé en main pour reprendre la main sur son énergie

Sunbiose conçoit, finance et opère ces projets à la place de la collectivité, sur bâti existant, sans investissement de sa part. Le cadre juridique est modulaire et s’adapte à la configuration du territoire. La gestion est automatisée, de l’identification des participants à la facturation. Le pilotage se fait en temps réel, ce qui donne à chaque membre de la communauté la capacité d’adapter sa consommation à l’énergie réellement disponible. Et le montage est pensé pour être finançable dès la conception, grâce à des sociétés de projet adossées à une contrepartie publique.

Ce n’est pas une promesse de salon. À Montigny-en-Arrouaise, dans l’Aisne, une communauté d’environ 50 participants partage une énergie solaire pilotée à 100 % en temps réel, avec 68 % de la production consommée localement et près de 10 000 euros de bénéfices par an pour le territoire.

Reste à savoir si votre commune est concernée. Le potentiel de toitures compatibles en France dépasse 3 800 km², et 84 % du marché de l’autoconsommation collective se situe en zone rurale et périurbaine. Pour comprendre dans le détail comment fonctionne cette approche intégrée, de l’étude à l’exploitation, nous l’expliquons sur notre page dédiée à la solution clé en main d’autoconsommation collective, et nous détaillons les avantages du modèle pour les collectivités.

VivaTech aura été l’occasion de le redire à des centaines de visiteurs : produire et consommer son énergie localement n’est plus une question de technologie, mais d’organisation. L’électron est le moyen, pas la fin.

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L’autoconsommation collective, levier de souveraineté locale : Sunbiose retenue par Actu-Environnement

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L’autoconsommation collective, levier de souveraineté locale : Sunbiose retenue par Actu-Environnement

Le 23 avril 2026 à Lyon, Actu-Environnement a retenu Sunbiose parmi sept startups mises en avant à la MIX.E Academy, sous un angle qui dit l’essentiel : l’autoconsommation collective comme levier de souveraineté locale.

Raphaël Cervan

12 Juin 2026

Sunbiose, autoconsommation collective levier de souveraineté énergétique locale, retenue par Actu-Environnement à MIX.E 2026

Une reconnaissance signée Actu-Environnement

À la cinquième édition de MIX.E avec Produrable, la MIX.E Academy a mis en avant de jeunes startups du mix énergétique bas carbone. Actu-Environnement en a sélectionné sept, en affinité avec les sujets de son lectorat : autoconsommation, flexibilité, stockage, production locale et décarbonation. Sunbiose y figure comme développeur-opérateur d’autoconsommation collective sur bâti existant, pour les collectivités rurales et périurbaines.

Une souveraineté qui va jusqu’au participant

Pour une commune, devenir souveraine sur son énergie suppose de lever les trois verrous de l’ACC : la complexité juridique, la lourdeur organisationnelle et le risque financier. Sunbiose les lève en même temps : la commune met ses toitures à disposition, ne porte aucun investissement, et décide comment partager son électricité, avec qui, à quel prix.

Cette souveraineté ne s’arrête pas à la mairie. Le pilotage en temps réel la prolonge jusqu’à chaque participant : à Montigny-en-Arrouaise, dans l’Aisne, une communauté d’environ cinquante membres consomme localement 68 % de sa production, et le seul changement de comportement des participants a généré 11 % d’économies supplémentaires. L’électron est le moyen, pas la fin.

« Une commune rurale pense souvent que produire et piloter sa propre électricité, c’est hors de portée, trop cher, trop complexe. Notre métier, c’est de lui rendre cette capacité, et de la prolonger jusqu’à l’habitant qui décide, en temps réel, quoi faire de l’énergie disponible. »

— Raphaël Cervan, fondateur de Sunbiose

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Sunbiose à La Cour des Startups : la deeptech à impact face aux investisseurs

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Sunbiose à La Cour des Startups : la deeptech à impact face aux investisseurs

Le 28 mai 2026, Sunbiose, deeptech à impact, faisait partie de la dizaine de startups retenues pour pitcher devant des investisseurs privés à la Banque de France, en plein centre de Toulouse, lors de la 4ᵉ édition de La Cour des Startups d’Occitanie Place Financière.

Raphaël Cervan

08 Juin 2026

Pitch de Sunbiose devant des investisseurs à la Banque de France de Toulouse

Le 28 mai 2026, Sunbiose, deeptech à impact, faisait partie de la dizaine de startups retenues pour pitcher devant des investisseurs privés à la Banque de France, en plein centre de Toulouse, lors de la 4ᵉ édition de La Cour des Startups d’Occitanie Place Financière.

La Cour des Startups, une rencontre au cœur de l’écosystème toulousain

Pour cette 4ᵉ édition, La Cour des Startups a réuni startups et investisseurs personnes physiques dans les locaux de la Banque de France, au cœur de Toulouse. Occitanie Place Financière (OPF) pilote l’événement avec AD’OCC, la Banque de France en Occitanie, La French Tech Toulouse et Toulouse Team Invest.

Le format va à l’essentiel : trois minutes de pitch, sept minutes de questions-réponses avec les investisseurs, puis un temps d’échange. L’objectif est de permettre à des startups deeptech early stage de présenter leur projet et leur besoin de financement au bon moment. À ce stade, un renforcement des fonds propres fait levier sur la suite : il sécurise les premiers jalons et débloque d’autres financements.

Ce que Sunbiose est venue défendre

Sunbiose conçoit, finance et opère des projets d’autoconsommation collective sur bâti existant, pour les collectivités rurales et périurbaines, sans investissement de leur part et avec un pilotage en temps réel.

Le pitch tenu à Toulouse a mis l’impact au centre : la transition écologique et le progrès économique et social, construits à partir des territoires. C’est la raison d’être de l’entreprise, inscrite dans ses statuts de société à mission.

Se présenter devant des investisseurs privés est cohérent avec ce modèle. Le financement est l’un des trois verrous qui bloquent le passage à l’échelle de l’ACC, avec la complexité juridique et la lourdeur organisationnelle. Sunbiose lève ces trois verrous d’un même geste, et rendre les projets finançables fait partie du métier.

Un impact qui se mesure

Chez Sunbiose, un projet se lit à l’aune de ce qu’il produit pour son territoire. Chaque MWh d’énergie solaire partagée évite 22 g de CO₂ équivalent, génère 60 € de bénéfices locaux et mobilise 112 € de capital privé.

À Montigny-en-Arrouaise, dans l’Aisne, une communauté d’une cinquantaine de participants partage une énergie locale consommée à 68 % sur place et pilotée à 100 % en temps réel. Résultat : environ 10 000 € par an de bénéfices pour ce village de 317 habitants.

Ailleurs, le même outil sert à attirer un médecin dans un désert médical, à stabiliser les charges d’un commerce de proximité, ou à rouvrir une piscine publique. L’électron est le moyen, pas la fin.

Questions fréquentes sur La Cour des Startups

Qu’est-ce que La Cour des Startups ?

C’est un rendez-vous d’Occitanie Place Financière qui met en relation des startups deeptech en phase d’amorçage avec des investisseurs personnes physiques, sur un format pitch et questions-réponses.

Qui organise et soutient l’événement ?

OPF organise La Cour des Startups avec AD’OCC, la Banque de France en Occitanie, La French Tech Toulouse et Toulouse Team Invest.

Quel intérêt fiscal pour les investisseurs ?

Beaucoup des startups présentées relèvent du statut de jeune entreprise innovante. Sous conditions, une souscription à leur capital peut ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 30 % à 50 % selon le statut (JEI ou JEIR).

Vous cherchez à investir dans la tech à impact ?

Sunbiose ouvre régulièrement son capital et ses projets à des investisseurs qui veulent allier rendement et impact territorial. Écrivez-nous : contact@sunbiose.fr.

Pour aller plus loin

La conviction qui guide Sunbiose tient en une idée : faire de l’énergie partagée un levier de transition et de progrès pour les territoires. Elle est détaillée dans le Manifeste Sunbiose.

De cette 4ᵉ édition, Sunbiose retient de belles rencontres et de nouvelles perspectives qui s’ouvrent.

La suite se jouera sur le terrain, là où chaque nouveau projet d’autoconsommation collective transforme une toiture en valeur locale.

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Le pilotage de l’énergie en temps réel : comment TeeKy rend l’autoconsommation collective vivante

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Le pilotage de l’énergie en temps réel : comment TeeKy rend l’autoconsommation collective vivante

À Montigny-en-Arrouaise, avant de brancher la borne de recharge publique, un agent municipal vérifie l’énergie solaire disponible dans sa commune. Ce simple geste a fait gagner 11 % d’économies supplémentaires aux participants de la boucle.

Raphaël Cervan

06 Juin 2026

Un participant consulte sur son smartphone l'énergie solaire disponible en temps réel dans sa communauté d'autoconsommation collective, via l'application Sunbiose.

À Montigny-en-Arrouaise, avant de brancher la borne de recharge publique, un agent municipal ouvre l’application et vérifie l’énergie solaire disponible dans sa commune. Ce simple geste a fait gagner 11 % d’économies supplémentaires aux participants de la boucle.

Le temps réel, c’est le pouvoir d’agir

Presque toutes les opérations d’autoconsommation collective en France fonctionnent aujourd’hui sur les courbes de consommation d’Enedis, disponibles le lendemain. Le participant reçoit un décompte une fois que tout est joué. Il ne voit rien pendant que l’énergie circule, et il ne peut rien décider.

Sunbiose part de l’hypothèse inverse : le pilotage de l’énergie en temps réel crée un pouvoir d’agir. L’ADEME l’a chiffré, le simple fait de suivre sa consommation aide à la réduire de 7 à 11 %. À Montigny-en-Arrouaise, dans l’Aisne, nous l’avons mesuré sur le terrain : 11 % d’économies supplémentaires pour les participants, par le seul effet de la visibilité, sans aucune automatisation.

Concrètement, ça donne quoi ? Un agent municipal regarde l’application avant de brancher la borne publique. Un responsable de crèche choisit le moment de lancer le chauffage. Un enseignant projette les données de l’école en classe pour parler transition avec ses élèves. Un habitant vérifie l’énergie disponible dans sa communauté d’énergie avant de tondre sa pelouse. Chaque geste devient un choix éclairé.

Du compteur à l’écran : comment fonctionne TeeKy

Schéma de l'architecture TeeKy : mairie, particulier et entreprise transmettent en 4G les données de leur compteur au cloud OVH en France, qui calcule la répartition en temps réel, affichée dans l'application Sunbiose.

De la mairie au particulier, chaque participant équipé d’un TeeKy transmet ses données au cloud OVH en France, qui calcule la répartition en temps réel et la restitue dans l’application.

Tout commence dans le compteur. TeeKy est un émetteur radio Linky breveté par Sunbiose, conçu et fabriqué à Montpellier. Il pèse 30 grammes et s’insère dans n’importe quel compteur Linky, monophasé ou triphasé, en trente secondes : sans électricien, sans coupure, sans configuration. Il s’auto-alimente par le compteur, sans pile ni alimentation externe.

Chaque participant d’une boucle a son TeeKy. Mairie, particulier, entreprise : chaque boîtier lit les données de son compteur et les transmet toutes les 30 secondes, par le réseau cellulaire (NB-IoT/LTE-M, donc sans Wi-Fi requis), à la plateforme Sunbiose hébergée chez OVHcloud, en France. Le calcul de la répartition de l’énergie produite y est réalisé en temps réel, selon les clés de répartition définies par la communauté.

Le résultat arrive sur le téléphone de chacun, dans l’application Sunbiose (Android, iOS, web). Le participant y voit sa consommation, sa production le cas échéant, ses échanges avec la boucle, et l’énergie disponible dans la communauté à l’instant T, avec l’historique de ses données. L’information arrive au moment où elle sert à décider, plus seulement en fin de mois.

De la visibilité au pilotage automatique

La visibilité n’est que la première marche. TeeKy embarque une liaison Bluetooth qui lui permet de piloter localement des équipements : ballon d’eau chaude, borne de recharge, batterie. Ce pilotage automatique fonctionne déjà chez les producteurs et se généralise progressivement à l’ensemble des participants, toujours sur consentement explicite : chacun choisit ses équipements pilotables et ses plages horaires, et le signal passe en local, sans transiter par le cloud. À terme, l’agrégation de plusieurs boucles ouvrira la valorisation de cette flexibilité auprès des opérateurs de réseau.

Une technologie souveraine et responsable

Les trois piliers de la tech Sunbiose : le boîtier TeeKy fabriqué à Montpellier, le cloud OVH bare-metal en France en stack open source sans GAFAM, et l'application Sunbiose sans tracker ni publicité.

Du boîtier au datacenter, les trois maillons de la chaîne sont conçus en France et maîtrisés de bout en bout.

La souveraineté numérique n’est pas un argument ajouté après coup : c’est un principe de conception. Elle se joue sur trois niveaux.

Le matériel : le brevet appartient à Sunbiose, la fabrication est assurée à Montpellier. Pas d’assemblage hors d’Europe, pas de composant critique sous licence étrangère.

Les données : tout est hébergé chez OVHcloud, sur du bare-metal réparti dans trois datacenters français. Rien ne quitte le territoire. Le pipeline ne traite que des données strictement énergétiques, en conformité RGPD native.

Le logiciel : la pile technique est entièrement open source (Kubernetes, PostgreSQL et le reste), sans dépendance à un cloud AWS, Google ou Microsoft, et le firmware du boîtier est développé en interne. L’infrastructure est reproductible à l’identique chez n’importe quel hébergeur français ou européen.

Même fil du côté de la responsabilité : le boîtier est éco-conçu (30 grammes, auto-alimenté, donc zéro pile à recycler), et l’application ne contient ni traceur, ni publicité, ni analytics tiers. Nous assumons deux exceptions résiduelles, parce que les nommer, c’est déjà pouvoir les corriger le jour où une alternative crédible existe : la distribution des applications passe par l’App Store et le Play Store, et un jeton d’accès à une donnée publique de RTE transite par une fonction externe, sans aucune donnée personnelle.

C’est cette articulation qui fait la spécificité du projet : un numérique souverain au service d’une souveraineté énergétique. Une commune équipée voit, comprend et pilote son énergie locale. Du compteur jusqu’au datacenter, tout est français et maîtrisé. Une tech à l’image de Sunbiose : locale, ouverte, sobre, souveraine.

Questions fréquentes sur le pilotage de l’énergie en temps réel

Faut-il changer son compteur ou son installation pour en profiter ?

Non. Comme le résume Éric Denis, maire de Fresnoy-le-Grand, dans L’Aisne Nouvelle :

« Pour profiter de cet échange de flux d’énergie, aucune modification de l’installation n’est nécessaire : il suffit de disposer d’un compteur communicant Linky, d’un fournisseur d’électricité et d’adhérer à la communauté énergétique. »

— Éric Denis, maire de Fresnoy-le-Grand

Le temps réel fait-il vraiment économiser ?

Oui, et c’est mesuré. À Montigny, la seule visibilité a apporté 11 % d’économies supplémentaires aux participants. L’ADEME observe aussi que suivre sa consommation suffit à la réduire de 7 à 11 %.

Mes données personnelles sont-elles protégées ?

Les données sont hébergées en France, strictement énergétiques, traitées en conformité RGPD, et l’application ne contient aucun traceur.

TeeKy fonctionne-t-il sans Wi-Fi à la maison ?

Oui. La connectivité cellulaire (NB-IoT/LTE-M) est intégrée au boîtier, et l’application reste accessible en local via Bluetooth, même sans réseau.

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